L’histoire des Moulins

Tourne tourne petit moulin…

 

LES MOULINS: LA PLUS ANCIENNE ACTIVITÉ « MÉCANISÉE » DE L’HUMANITÉ

De tous temps on a utilisé des meules pour moudre, broyer, piler  une matière brute pour en faire une matière fine ou  un liquide afin de mieux le consommer ou la transformer. Ainsi les céréales étaient transformées en farines, les noix en huile, le chanvre en teille…

 

Les produits travaillés sont multiples :

-les céréales
-les huiles
-les sucres
-les cacaos ou cafés
-le sel
-les condiments
-les tissus
-les tans
-le papier
-le plâtre
-le tabac
etc…

 
On observe différentes techniques de mouvement des moulins :

-à la main
-à traction animale ou humaine
-à vent
-à eau (roue verticale, roue horizontales, moulins-bateaux, moulins sous terre…)

 

HISTORIQUE : la mouture

Au début était la meule actionnée par la main de l’homme ou la force animale.

  

 

Puis vint la meule de pierre actionnée par la force de l’eau ou du vent

 

(PHOTO DE LA MEULE DE PIERRE DU MOULIN KIRCHER)

 

HISTORIQUE : Le tamisage

Au début, pour séparer la farine des sons, on utilisait le tamis à la main
A partir du 16ième siècle on utilise le blutoir

A partir du 20ième siècle la minoterie prend la place du moulin grâce à 2 innovations importantes :

  • L’appareil à cylindre (en Autriche-Hongrie dès 1850) qui remplace la meule de pierre

     

  • le plansichter (début 20ième siècle) qui remplace le blutoir

    

 

HISTORIQUE : Le vent et l’eau

C’est en Perse au 7ième siècle que l’on commence à utiliser les moulins à vent pour l’irrigation des terres.
Il s’est généralisé en Europe à partir du 12ième siècle surtout près des côtes.
Leur destination était principalement la mouture des grains.

Les moulins à eau étaient déjà utilisés dès l’Antiquité.
Au 18ième et 19ième siècle c’est l’âge d’or des moulins à eau. En 1850 il existait plus de 40 000 moulins en France
En 1809 on recense en Alsace :
-2 366 moulins à roue verticale
-117 moulins à roue horizontale

 

Le moulin Kircher à Ebersheim

 Le moulin a été construit à cet endroit au début du 18ième siècle et est exploité par la famille Kircher depuis 1760.
A noter : la roue à aube verticale se situe entre la scierie (à droite) et le moulin (bâtiment bleu). Elle avait la double fonction motrice du moulin d’un côté et de la scierie de l’autre.
Le niveau d’eau était réglé en amont du Muhlbach avec une écluse qui déversait le trop plein dans l’Aubach voisine.

Le moulin Kircher aujourd’hui : 2 turbines de type Francis sont installées dans le lit du Muhlbach.
Sur le dessus sont branchées 2 génératrices de courant.
Le niveau d’eau est réglé par une écluse donnant sur le canal de fuite passant devant l’ancienne scierie.

 

Le Nettoyage et la préparation des grains : pour faire une bonne farine il faut du blé propre, débarrassé de ses nombreuses impuretés (poussières, insectes, mauvaises herbes, déchets de la moissoneuse-batteuse, cailloux, grains cassés ou trop petits etc…)

 

Premier nettoyage :

Dès la réception des céréales,  le séparateur-aspirateur élimine environ 97% des impuretés

 

Deuxième nettoyage des grains avant la mouture :

à gauche un séparateur-aspirateur. A droite une épointeuse

 

 

L’épierreuse

Autrefois les gens avaient la dentition abîmée car des cailloux se trouvaient dans le pain !

 

Le double trieur (à droite et le silo à déchets à gauche)

Pour enlever tout ce qui est plus gros ou plus petit que la céréale.

 

 

Le Moulin

L’étage des transmissions

Un système de courroies démultiplie et entraîne toutes les machines du moulin sur 5 étages.

Il y a peu ce système était entraîné par la turbine du moulin

 

L’étage de mouture

7 doubles appareils à cylindres écrasent délicatement le grain et ses sous-produits

    

 

L’étage des pneumatiques

Les produits de mouture sont transportés pneumatiquement au 5ième étage du moulin avant d’être dirigés vers les plansichters

 

 

L’étage des plansichters

16 caissons de 10 ou 20 tamis trient les produits de mouture en gros, moyen, fin et farines.

L’étage de la vis à farines

Après les plansichters, chaque passage livre une partie de farine qui est collectée par une vis sans fin. C’est à ce niveau que le meunier compose ses types de farines : T45, T55, T65, T80, T110, T150…

 

L’étage de distribution

Les produits intermédiaires de la mouture sont dirigés vers les appareils à cylindres correspondants

    

 

 L’homogéinisation

et le mélange puis le stockage des farines est réalisé dans ces cellules-mélangeuses

…Puis vient la mise en sacs ou sachets…

    

Le moulin Kircher est un moulin 100% BIO

Envie de découvrir cette univers passionnant ? Venez à notre rencontre et visiter notre Moulin !

Sur réservation, notre meunier vous fera la visite du Moulin pour des groupes de maximum 15 personnes

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